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L’angliche en force !
Depuis de nombreuses années, les autorités cherchent à supprimer un maximum d’anglicismes pour les remplacer par des mots « bien de chez nous ».
Le concours Francomot lancé par le secrétariat d’Etat à la francophonie vient de livrer ses propositions pour remplacer 5 mots très en vogue. Qu’en pensez-vous ?
- Tuning devient Bolidage
- Buzz devient Ramdam
- Chat (internet) devient éblabla ou tchatche
- Newsletter devient une infolettre
- Un talk devient un débat.
Pour certains d’entre eux pas de problèmes, mais d’autres feront polémique !!!!
On essayait déjà, en 1994 de radier de notre dictionnaire ceux-ci :
- Start-up : jeune pousse
- Post-it : papillon
- Bulldozer : bouteur
- Air-bag : sac gonflable
- Smiley : frimousse
- Marketing : mercatique
- Corner : jet de coin
- Mobil-home : résidence mobile
- Play-back : présonorisation
- Sitcom : comédie de situation pour la télévision
On a bien réussi avec le bon vieux walkman en utilisant aujourd’hui baladeur…. mais pour le reste, je pense qu’il y a encore de la route à faire et la traduction mot à mot n’est pas forcément la méthode la plus appropriée.
Expressions 5 et 6
5) En chair et en os (en personne).
Il semblerait que cette expression remonte au XVIe siècle où elle apparaissait sous la forme « en os et en chair ». L’association « chair » et « os », à savoir ce qui constitue le corps humain, se retrouve fréquemment évoquée dans la Bible.
L’expression évoque aujourd’hui une personne bien réelle, dont on peut toucher la chair et sentir les os (enfin, quand elle n’est pas trop « enrobée »).
6) Epater la galerie (En mettre plein la vue).
Une galerie est un lieu de passage ou de promenade, le plus souvent couvert. Autrefois, au jeu de paume, les galeries étaient les endroits où se trouvaient les spectateurs. A partir du XVIe siècle, la galerie désigne l’ensemble des spectateurs. Ainsi, épater la galerie signifiait jouer de manière à ébahir le public, à susciter son admiration.
L’expression a évolué de façon parfois négative pour dire de quelqu’un qu’il veut se montrer sous son plus beau jour.
Expressions 3 et 4
3) Bayer aux corneilles (rester oisif, d’un air absent).
Au XVIe siècle, on appelait “corneilles” tout objet sans importance. Le terme fait aussi allusion aux oiseaux du même nom, très présents à l’époque.
“Bayer” signifiant “rester la bouche grande ouverte” n’a pas le sens de “bailler”. “Bayer aux corneilles” prend le sens de rester niaisement la bouche ouverte à convoiter une chose aussi dérisoire qu’une corneille. Vous noterez ainsi le mauvais usage de “Bailler” du verbe bailler (prendre une grande aspiration en ouvrant la bouche).
4) Bon pied bon œil (sembler en pleine forme, être vif).
Cette expression prend sa forme définitive au XVIe siècle. Auparavant, “de bon oeil” voulait dire “avec franchise”. Par la suite, “aller de bon pied” signifiait marcher à bonne allure. Dans l’expression définitive, “le pied” symbolise l’équilibre, la stabilité et “le bon oeil” renvoie à une vue parfaite. L’ensemble qualifie une personne qui apparaît aux yeux de tous en excellente santé.
Expressions 1 et 2
1) Avoir un nom à coucher dehors (avoir un nom difficile à prononcer) :
Autrefois, il n’était pas recommandé d’avoir un nom imprononçable ou original surtout s’il arrivait que l’on se perde dans des villages ou des villes inconnus. Pour pouvoir être accueilli dans une auberge et ainsi y passer la nuit, il valait mieux avoir un nom à connotation chrétienne, au risque d’essuyer un refus et de devoir “coucher dehors”.
2) Avoir une araignée au plafond (être un peu fou mais gentil) :
Cette métaphore date du XIXe siècle. Le plafond préfigure le haut de la boîte crânienne. L’araignée est un insecte reconnu pour avoir l’habitude de se loger dans les recoins du plafond mal entretenus.
L’origine des expressions
La langue française renferme d’immenses trésors. Elle est pleine d’images, de sons. Elle se présente sous forme de métaphores, d’allégories, d’euphémismes.
Les expressions, quant à elles, sont employées quotidiennement et certaines sont parfois tellement ancrées qu’on en oublie l’origine :
- passer du coq à l’âne
- mettre le couvert
- traverser à la queue leu leu…..
Je vais mettre main basse sur nombre d’entre elles et vous les détailler, ce, sous classement thématique. Un véritable “rayon” d’histoire, de croyances populaires, de superstitions, de religion.
Trouver l’adjectif correspondant à un nom n° 1
Il est souvent facile de trouver l’adjectif correspondant à un nom : puissance, puissant ; lumière, lumineux… mais il arrive que la forme de l’adjectif s’éloigne de celle du nom. Je vous laisse remuer vos méninges et solution sera donnée dans quelques jours.
| Accouchement | Air | Argent |
| Bain | Beurre | Bœuf |
| Bouche | Brièveté | Carpe |
| Cercle | Chaleur | Champignon |
| Chasse | Cheval | Chien |
| Citoyen | Cloche | Cœur |
| Côte | Coude | Croix |
| Cuivre | Déluge | Dieu |
| Dimanche | Doute | Eau |
| Echelle | Eglise | Enfer |
| Eponge | Epoux | Espèce |
| Etamine | Etoile | Fait |
| Fils | Flèche | Fleuve |
Une lapalissade
Une lapalissade ou encore vérité de La Palisse (Jacques II de Chabannes, seigneur de la Palisse, maréchal de François 1er), est une affirmation énonçant une évidence ; on parle également de truisme.
Vous avez sûrement entendu celle-ci : « Un quart d’heure avant sa mort il était encore en vie ! » (déformation au gré des siècles de la phrase : « Un quart d’heure avant sa mort il faisait encore envie! »).
Voici, ci-dessous quelques exemples figurant dans la chanson de la Palisse (Paroles de Bernard de la Monnoye)
- « … il ne manqua de rien dès qu’il fut dans l’abondance ».
- « … faisait son mardi gras toujours la veille des Cendres ».
- « … pour vendanger en automne ».
- « … quand il était à Poitiers, il n’était pas à Vendôme ».
Le cri des bêtes !
Une petite dernière avant la nouvelle année ! Quelques sourires concernant les cris des animaux :
- l’alouette tirelire
- la buse piaule
- le butor bouffe
- la caille pituite
- le cygne trompette
- le dindon glougloute
- la fauvette fredonne ou zinzinule (tiens ! j’en connais une légèrement au sud d’Orléans !)
- le goéland pleure
- la mouette rit
- le pigeon roucoule ou caracoule
- le pingouin jabote
- la pintade cacabe
- le rat chicote ou couine
Les habitants du Loiret
Une petite « mise en bouche » pour vous étonner avec certains noms des habitants des communes françaises, et notamment du Loiret (nommés Loiretains/Loiretaines).
Cette liste n’est pas exhaustive et je me permets aujourd’hui de vous dévoiler la toute dernière communauté (en voie d’ »extinction » et par conséquent à préserver et à « cajoler » en toutes circonstances) : les habitants d’une bourgade du nord du département appelés les « fadas ».
Bien… après ce brin d’humour, quelques noms à retenir… Certains ne manqueront pas de vous interlocuter et le simple fait de les prononcer peut vous faire sourire !
- Villemoutiers : villamonastérien, villamonastérienne,
- Villemandeur : mandeurais, mandeuraise ou mandorais et mandoraise,
- Vienne-en-Val : viennois et viennoise (Singulier village gaulois!),
- Vieilles Maisons sur Joudry : vetula-domussien et vetula-domussienne,
- Traînou : trianien, trianienne (noter l’accent circonflexe sur le « i »),
- Sury-aux-Bois : suryen, suryenne,
- Sigloy : sigloyois, sigloyoise (je défie quiconque arrivant à prononcer sans bafouiller !),
- Semoy : semeyen, semeyenne,
- Sceaux-du-Gâtinais : scéléen, scéléenne,
- Sainte-Geneviève-des-Bois : génovéfain, génovéfaine,
- Saint-Maurice-sur-Fessard et Saint-Maurice-sur-Aveyron se partagent les « mêmes » habitants (pratique quand on veut se faire oublier d’un côté) : saint-mauricien, saint-mauricienne,
- Saint-Martin-sur Ocre : ocrinien, ocrinienne,
- Saint-Lyé-la -Forêt : laëtien, laëtienne,
- Saint-Jean-le-Blanc : albijohanicien, albijohanicienne
- Saint-Jean-de-Braye : abraysien, abraysienne tout comme Bray en val ou brayard et brayarde (à ne pas confondre avec l’adjectif braillard : personne bruyante, tapageuse).
- Saint-Gondon : godulfien, godulfienne,
- Saint-Benoit-sur Loire : bénédictin, bénédictine,
- Saint-Ay : agylien, agylienne,
- Rébréchien : rebriocastinois, rebriocastinoise,
- Préfontaines : pratifontain, pratifontaine,
- Poilly-lez-Gien : polisson, polissonne (noter le « z » de « lez », forme ancienne de « lès » préposition signifiant : près de),
- Patay : patichon, patichonne,
- Ouvrouer-les-Champs, Ouzouer-des-Champs, Ouzouer-sous-Bellegarde, Ouzouer-sur-Loire, Ouzouer-sur-Trézée tout comme Louzouer : oratorien, oratorienne. Concernant la prononciation privilégier « ouar » à « ouer » un tantinet « inélégant » ,
- Marigny-les-Usages : martarais, martaraise,
- Lombreuil : lombaire (à ne pas confondre avec nos vertèbres lombales situées à la base de notre colonne vertébrale),
- Laas : légatien, légatienne,
- La Cour-Marigny : curti-marignacais, curti-marignacaise,
- Jouy-le-Potier, Jouy-en-Pithiverais : jovicien, jovicienne,
- Jargeau : gergolien, gergolienne,
- Huisseau-sur-Mauves : uxellois, uxelloise,
- Férolles : férolliot, férolliote,
- Epieds-en-Beauce : spicacien, spicacienne,
- Chevry-sous-le-Bignon : chevriot, chevriotte,
- Châtenoy : castanéen, castanéenne,
- Châteauneuf-sur-Loire : castelneuvien, castelneuvienne,
- Chaingy : cambien, cambienne,
- Bouzy-la-Forêt : bulzacien, bulzacienne,
- Bougy-lez-Neuville : belgiacobois, belgiocoboise,
- Bonny-sur-Loire : bonnychon, bonnychonnes,
- Boigny-sur-Bionne : boignacien, boignacienne,
- Ascoux : ansculfussien, ansculfussienne.
Une fois n’est pas coutume…
Pour ne pas déroger à la règle que je m’étais fixée de faire apprécier la langue française à sa juste valeur, je vais continuer (voir autre blog) à vous divulguer quelques astuces, conseils, définitions…. enfin, tout pour les « amoureux » de la langue de Molière, ce, en prétextant qu’il ne suffit pas d’apprendre « par coeur » mais plutôt de s’amuser autour des mots, des expressions et je dois avouer que ça fait du bien…!!!
Il y aura de tout pour tous. Je me base bien entendu sur bon nombre de livres, dictionnaires, recueils. Et oui, on ne peut être bon en tout et je suis la première concernée.
Alors, êtes-vous prêt à me suivre ?