Articles avec le tag ‘grammaire’

PostHeaderIcon Expressions 5 et 6

5) En chair et en os (en personne).

Il semblerait que cette expression remonte au XVIe siècle où elle apparaissait sous la forme « en os et en chair ». L’association « chair » et « os », à savoir ce qui constitue le corps humain, se retrouve fréquemment évoquée dans la Bible.

L’expression évoque aujourd’hui une personne bien réelle, dont on peut toucher la chair et sentir les os (enfin, quand elle n’est pas trop « enrobée »).

6) Epater la galerie (En mettre plein la vue).

Une galerie est un lieu de passage ou de promenade, le plus souvent couvert. Autrefois, au jeu de paume, les galeries étaient les endroits où se trouvaient les spectateurs. A partir du XVIe siècle, la galerie désigne l’ensemble des spectateurs. Ainsi, épater la galerie signifiait jouer de manière à ébahir le public, à susciter son admiration.

L’expression a évolué de façon parfois négative pour dire de quelqu’un qu’il veut se montrer sous son plus beau jour.

PostHeaderIcon Expressions 3 et 4

3) Bayer aux corneilles (rester oisif, d’un air absent).

Au XVIe siècle, on appelait “corneilles” tout objet sans importance. Le terme fait aussi allusion aux oiseaux du même nom, très présents à l’époque.

“Bayer” signifiant “rester la bouche grande ouverte” n’a pas le sens de “bailler”. “Bayer aux corneilles” prend le sens de rester niaisement la bouche ouverte à convoiter une chose aussi dérisoire qu’une corneille. Vous noterez ainsi le mauvais usage de “Bailler” du verbe bailler (prendre une grande aspiration en ouvrant la bouche).

4) Bon pied bon œil (sembler en pleine forme, être vif).

Cette expression prend sa forme définitive au XVIe siècle. Auparavant, “de bon oeil” voulait dire “avec franchise”. Par la suite, “aller de bon pied” signifiait marcher à bonne allure. Dans l’expression définitive, “le pied” symbolise l’équilibre, la stabilité et “le bon oeil” renvoie à une vue parfaite. L’ensemble qualifie une personne qui apparaît aux yeux de tous en excellente santé.

PostHeaderIcon Expressions 1 et 2

1) Avoir un nom à coucher dehors (avoir un nom difficile à prononcer) :

Autrefois, il n’était pas recommandé d’avoir un nom imprononçable ou original surtout s’il arrivait que l’on se perde dans des villages ou des villes inconnus. Pour pouvoir être accueilli dans une auberge et ainsi y passer la nuit, il valait mieux avoir un nom à connotation chrétienne, au risque d’essuyer un refus et de devoir “coucher dehors”.

2) Avoir une araignée au plafond (être un peu fou mais gentil) :

Cette métaphore date du XIXe siècle. Le plafond préfigure le haut de la boîte crânienne. L’araignée est un insecte reconnu pour avoir l’habitude de se loger dans les recoins du plafond mal entretenus.

 

PostHeaderIcon L’origine des expressions

La langue française renferme d’immenses trésors. Elle est pleine d’images, de sons. Elle se présente sous forme de métaphores, d’allégories, d’euphémismes.

Les expressions, quant à elles, sont employées quotidiennement et certaines sont parfois tellement ancrées qu’on en oublie l’origine :

  • passer du coq à l’âne
  • mettre le couvert
  • traverser à la queue leu leu…..

Je vais mettre main basse sur nombre d’entre elles et vous les détailler, ce, sous classement thématique. Un véritable “rayon” d’histoire, de croyances populaires, de superstitions, de religion.

 

PostHeaderIcon Une lapalissade

Une lapalissade ou encore vérité de La Palisse (Jacques II de Chabannes, seigneur de la Palisse, maréchal de François 1er), est une affirmation énonçant une évidence ; on parle également de truisme.

Vous avez sûrement entendu celle-ci : « Un quart d’heure avant sa mort il était encore en vie ! » (déformation au gré des siècles de la phrase : « Un quart d’heure avant sa mort il faisait encore envie! »).

Voici, ci-dessous quelques exemples  figurant dans la chanson de la Palisse (Paroles de Bernard de la Monnoye)

  • « … il ne manqua de rien dès qu’il fut dans l’abondance ».
  • « … faisait son mardi gras toujours la veille des Cendres ».
  • « … pour vendanger en automne ».
  • « … quand il était à Poitiers, il n’était pas à Vendôme ».

PostHeaderIcon Une fois n’est pas coutume…

Pour ne pas déroger à la règle que je m’étais fixée de faire apprécier la langue française à sa juste valeur, je vais continuer (voir autre blog) à vous divulguer quelques astuces, conseils, définitions…. enfin, tout pour les « amoureux » de la langue de Molière, ce, en prétextant qu’il ne suffit pas d’apprendre « par coeur » mais plutôt de s’amuser autour des mots, des expressions et je dois avouer que ça fait du bien…!!!

Il y aura de tout pour tous. Je me base bien entendu sur bon nombre de livres, dictionnaires, recueils. Et oui, on ne peut être bon en tout et je suis la première concernée.

Alors, êtes-vous prêt à me suivre ?

PostHeaderIcon Les pléonasmes courants

Utilisés dans le langage de tous les jours, les pléonasmes ne manquent pas, mais a-t-on seulement réfléchi au sens de nos phrases et à l’utilité d’employer tel vocabulaire à tel autre ?

Quelques exemples de pléonasmes courants :

  • ainsi c’est pourquoi
  • ajouter en plus
  • but final
  • car en effet
  • choisir entre deux alternatives
  • comme par exemple
  • commencer d’abord
  • comparer ensemble
  • continuer encore
  • donc par conséquent
  • enfin pour conclure
  • joindre ensemble
  • mais cependant
  • nous pourrions peut-être
  • pour terminer enfin
  • première initiative
  • préparer d’avance
  • puis ensuite, puis après
  • répéter de nouveau
  • réunir ensemble
  • s’avérer vrai
  • voire même

PostHeaderIcon Les nouveautés du Larousse 2010

L’édition 2010 du petit Larousse accueille150 nouveaux mots :

bioclimatique, blacklister, buzz, clubbeur, enquiller, financiarisation, geek, IP, mobinaute, moto-taxi, pipolisation ou peoplisation, pschitt, réseau social, RSA (revenu de solidarité active), slim, surbooké, taquet (être au taquet)……

A vous de découvrir ce nouveau vocabulaire.

PostHeaderIcon Les expressions françaises n°1

“C’est le cadet de mes soucis


Signification :

Cela ne m’importe pas, ne m’intéresse pas du tout, m’est égal.
Origine :
Cette expression date de la fin du XVIIème siècle. Elle est une variante de “c’est le moindre de mes soucis” qui a un siècle de plus. Elle est une métaphore qui assimile les soucis avec les enfants d’une famille, le moins important, le plus petit étant le cadet.(en effet, le cadet désigne bien un enfant quelconque né après un autre dans la même famille), Elle indique qu’on porte tellement peu d’intérêt à la chose désignée, qu’elle ne risque certainement pas de devenir un véritable souci un jour.
(Expressio du 30 avril 2007)

PostHeaderIcon Pluriel des mots composés

Ecrivez ces noms composés au pluriel :

  • un papier-filtre
  • un hors-la-loi
  • un balai-brosse
  • un haut-fond
  • un sans-abri
  • un chou-fleur
  • un libre-service
  • un après-ski
  • un bric-à-brac
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